Nazca, Extraterrestres ou civilisation évoluée?

Publié le par Shureeken

 

A 450 km au sud de Lima se trouve Nazca, une petite ville du Pérou en Amérique du Sud. A proximité de Nazca s'étendent de grands plateaux appelés "pampas", à la végétaion rase et au sol aride. La particularité de ces plateaux est qu'ils sont recouverts de lignes formant des dessins géomètriques représentant, pour la plupart des animaux ou de la végétation, mais aux dimensions qui posent problème aux scientifiques et reste l'un des mystères non résolus de notre planète. 

Ces lignes appelées "géoglyphes" s'étendent sur plusieurs centaines de mètres et les figures sont réparties sur une surface de près de 500 km2 (60 km de long sur 15 de large). Autre particularité de ces figures, elles ne peuvent être vues et interprétées dans leur globalité qu'en prennant de l'altitude. Les scientifiques sont d'accord sur la période à l'aquelle ces figures ont été réalisées: entre environ 350 avant J.C. jusqu'à environ 800 après J.C. et la similitudes des figures avec celle trouvées sur les poteries et décorations  permettent d'en atribuer la paternité au peuple Nazca.

 


Nazca, les faits:  

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Une figure célèbre, le colibri

Plus de 70 figures sont ainsi éparpillées (au hazard?) sur près de quatre pampas: Palpa, Ingenio, Nazca et Socos. Comme je l'ai précisé plus haut, ces figures, surtout les plus grandes, ne sont pas identifiables du sol. Et c'est seulement lors d'un survol des plateaux qu'elles on été vues en 1920 par les pilotes du vol Lima-Arequipa qui avaient perdu leur route et signalent avoir "trouvé un repère" en voyant "des lignes tracées sur le sol". Alerté, l'archéologue péruvien Julio-Cesar Tello se rend sur le site et découvre les figures. Il en réfère à son collègue Mejia Xeespe qui se penche sur les géoglyphes en 1926. 

Quelques formes humanoïdes sont aussi représentées de manière étrangement naïves en comparaison aux autres dessins et sont représentées à flanc de colline, elles pourraient être réalisées par les prédecesseurs des Nazca: Les Paracas. 
Mais la figure la plus représentée reste la spirale qui apparait plus d'une centaine de fois et qui se décline de la forme la plus maladroite ou primitive à la plus précise. La plus grande connue enroule ainsi un ruban de près de 5 km de longueur.

 

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      Une spirale parfaite gigantesque et invisible du sol

 

Autre figure géométrique omniprésente: les lignes simples. On en dénombre plus de mille de quelques centaines de mètres de long jusqu'à neuf kilomètres pour la plus longue. Leur réctitudes reste aussi une énigme, elles s'étendent sur ces plateaux sans se soucier du relief sautant les ravins et traversant les collines ou massifs rocheux. Cet enchevètrement confus et d'aspect aléatoire pourrait constituer un réseau avec des intersections de 3 à 40 lignes. Mais certaines lignes forment des suites brisées ou serpentent le sol de manière plus cahotique. Ces lignes coupent parfois les figures ou viennent les contourner, ce qui permet de dire quelles sont postérieures aux figures en terme de chronologie.

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 A quoi servaient ces lignes?

La troisième catégorie de figures est constituée par les zones dégagées de toutes pierres formant ainsi des surfaces géométriques qui ont des formes énigmatiques. Certaines,vues du ciel, ressemblent à des pistes d'atterrissage digne de celles que nous connaissons de nos jours avec des dimensions honorables (3,5km de long sur 80 m de large). Certaines "pistes" ont des formes plus trapézoïdales et se terminent parfois par des surfaces triangulaires débouchant sur une ligne.

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 Cela ressemble à nos aérodromes modernes.


Nazca, les hypothèses:

Que signifient ces figures? Qui a pu les tracer à une époque antérieure à la civilisation inca? Quelle était leur fonction? Coment ont elle été tracées? Quel message cachent elles? Autant de question qui ont eu des réponses plus ou moins farfelues mais aucune n'a pu être scientifiquement validée.


Techniquement, la réalisation de ces géoglyphes est plutôt simple. La paricularité du sol rocailleux de ces plateaux est d'être recouvert d'une mince couche de pierres riches en minerai et oxydes de fer de teinte marron recouvrant une surface plus claire. Il suffit donc de dégager des zones claires pour "dessiner" des formes et des figures. Mais là où la technique trouve ses limites c'est au regard des dimensions irréalisables sans point de vue en altitude et la rectidude parfaite sur de telles distances.

En 1939, Mejia Xeespe, révèle sa théorie selon laquelle les figures étaient destinées à un usage religieux et ouvre ainsi la polémique sur les géoglyphes. Aussitôt le Dr Paul Kosok, un américain spécialiste, entre autre, en hydraulique, met fin à une théorie qui associait ces lignes à un système d'irrigation pré-Inca. Il réalise des centaines de photographies aériennes et finit par en déduire que ces figures ont une relation directe avec l'astronomie et que ce site est "le plus grand livre d'astronomie du monde". Mais sa conclusion à été fortement influencée lorsqu'un jour qu'il survolait la pampa, le 22 Juin (jour du solstice d'hiver dans l'hémisphère sud), il s'aperçu qu'une des grandes lignes s'orientait vaguement vers le soleil. Mais il poursuivit ses recherches avec l'aide de Marìa Reiche, son assistante, et ils finirent par renforcer leur hypothèse première liée à l'astronomie. 

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      Maria Reiche

Marìa Reiche voit même dans certains dessins des représentations de constellations (le  "singe" représenterai la Grande Ourse), et déduit du même dessin du singe qui est aussi associé à la pluie dans la mythologie péruvienne qu'il s'agit d'un calendrier astronomique et météorologique. Mais d'autre figures sont interprétées de manière plus approximative, associant ainsi l'"araignée" au prétendu chiffre sacré péruvien le "8" du fait de son nombre de pattes. 

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Les spirales quand à elles seraient des serpents, très présents dans la mythologie péruvienne.

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Maria Reiche étudiant une spirale

Mais Reiche a aussi contribué à expliquer la méthode de réalisation de ces figures. Les Nazca auraient utilisé la technique du "quadrillage" pour reproduire à grande échelle des maquettes plus petites (retrouvées dans les fouilles). Il leur suffisait ainsi de copier chaque portion du quadrillage de la maquette dans ceux grandeur réelle. L'usage de poteaux (retrouvés aussi et datés au carbone 14 de 550 av J.C.), et de cordes, permettant de réaliser des cercles, tirer des lignes et tracer des rayons avec une grande précision. Des chercheurs ont utilisé ce moyen pour faire des figures sur le sol et le résultat est pratiquement identique aux dessins originaux.

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Les figures répertoriées et leurs positions exactes sur la pampa

A la fin des années 60, le suisse Erich Von Daniken développe dans son livre "Chariots des Dieux" une théorie selon laquelle ces oeuvres seraient le fruit d'extraterrestres qui auraient tracé des pistes d'atterrissage et de décollage pour leur vaisseaux spaciaux et les figures seraient des points de repère (sorte de carte géante) de leur routes dans l'espace. Le foisonnement des lignes n'etant pas sans rappeler les lines qui aujourd'hui sillonnent notre civilisation (lignes électriques, routes, autoroutes,...), permetaient les déplacements entre les différents vaisseaux posés au sol et/ou le transfert de données entre ceux-ci. Et il parait juste de rappeler que de nombreux documents incas et péruviens mettent en évidence des dessins pour le moins curieux (cosmonautes, vaisseaux spatiaux,...). Et les spirales ne sont pas sans rappeler les galaxies ou encore les crop-circles associés à des visiteurs extra-terrestres.

Au début des années 70, Gerard Hawkins, un astronome américain, traite, à l'aide d'un ordinateur, les clichés de près de 200 lignes et en conclut que seulement 20% de ces lignes ont un point plus ou moins commun avec une orientation astronomique. Portant ainsi un coup dur à la thèse du calendrier astronomique.

En 1975 le pilote Jim Woodman, aidé par un ingénieur, tente de prouver que les Nazca utilisaient des ballons gonflés d'air chaud pour s'élever et superviser les tracés. Mais, en utilisant les moyens de l'époque (tissus et roseaux) ils ne parvinrent à s'élever à une centaine de mètres que pendant une courte minute avant de s'écraser au sol. L'expérience ne fut pas concluante. Et de toutes manières, n'apporta rien de nouveau sur la finalité des tracés.

D'autre théories plus ou moins loufoques surgissent ça et là dans les années 80-90 mais c'est en 1995 qu'Allan F. Alford ose tout chambouler et dévoile sa théorie selon laquelle ces figures seraient bien antérieures aux Nazca. Il conteste tout ce qui jusque là permettait de le penser. Le carbone 14 n'a fait que prouver que les Nazca étaient sur les lieux mais pas qu'ils ont réalisé les figures qui étaient là bien avant eux. Les motifs sur les poteries ne sont que ressemblantes et peuvent être inspirées pas ces dessins et aucune poterie ne représente les motifs plus abstraits (ils ne savaient peut-être pas ce quils représentaient?). D'après lui et les adeptes de sa thèse, toutes les théories, qu'elles soient astronomiques, extraterrestres, hydrauliques ou autre, n'expliquent que des morceaux du mystère et ont de failles trop importantes. 
La théoriequ'il avance fait référence à un peuple ayant existé à l'époque préhistorique, maitrisant des technologies poussées, les "Atlantes". Ils se seraient déplacés à travers le monde à l'aide d'aéronefs et ces dessins leur permettaient de se reperer depuis le ciel. Nazca ne serait pas le seul lieu au monde à posseder de tels tracés, de nombreuses régions cotières en recellent: l'Egypte, Malte, le Nord du Chili, la Bolivie, en Irlande,.. Si Nazca les a conservés en si bon état et en si grand nombre jusqu'a nos jours c'est grâce à l'aridité de son climat et à la faible érosion due aux intempéries. 

En 1998, l'astronome Phyllis Pitluga reprend les travaux de Marìa Reiche et en conclut que sa théorie est plausible. L'analyse des Géoglyphes par ordinateur offre des points en commun avec des constellations. Mais la communauté scientifique ne s'est pas encore prononcée sur ce résultat.

En 2000, l'équipe du professeur Don A. Proulx de l'université du Massashussetts, après quatre années d'exploitation du site apportent une vision nouvelle sur les geoglyphes. Après avoir confirmé la paternité aux Nazca 100 av J.C. à 600 après J.C., ils avancent que les lignes servaient de repères pour trouver les sources d'eau potable, véritables trésors dans cette aridité. Les lignes suivent des failles sysmiques qu'empruntent les rivières sous-terraines. Le chercheur David Johnson a ainsi identifié plus d'une douzaine de puits le long d'une seule de ces lignes. Cette hypothèse expliquerait les lignes, mais quid des figures?

Une autre théorie, beaucoup plus récente parle d'un "Marquage" de la Terre à la manière d'un code à barre de la part de visiteurs extra-terrestres qui répertorieraient, ainsi, les planètes interressantes qu'ils visiteraient de manière à y revenir plus tard. La Terre ayant ainsi été oubliée ou jugée moins interressante que d'autres planètes.


Conclusions:

Qui? A cette question, il semble clair que ce sont bien les Nazca qui ont réalisé ces figures. 80% des théories l'affirment. Restent les Atlantes et les extra-terrestres.

Comment? Il est avèré qu'une technique bien humaine et bien sur le plancher des vaches permet de réaliser ces figures. Les expériences menées l'ont prouvé.

Pourquoi? C'est la question la plus sombre dans ce mystère. Rien aujourd'hui ne permet de donner plus de poids à une hypothèse plutôt qu'à une autre. Mais il est évident qu'une telle réalisation devait avoir un sens ou une utilité importante. Les théories qui font allusions aux religions tiennent mal la route, pourquoi faire des figures si importantes pour telle ou telle prière? Pourquoi certaines parties des figures partent dans des lignes plus ou moins tronquées (bec du colibri, patte arrière de l'araignée, "deuxième queue" ?! du singe,...)? Pourquoi toutes ces lignes qui s'entrecroisent dans un enchevètrement chaotique mais qui ne l'est pas forcemment? Pourquoi ces "pistes"? Pourquoi...pourquoi?.. Le saura-t'on un jour.

Voila donc un mystère de plus qui n'est pas prêt d'être expliqué. Vos réactions et vos commentaires sont les bienvenus, le débat est ouvert...

 

Publié dans Ovni

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rhia 25/03/2014 18:18


très joli blog, harmonieux et sujets interessant et bien écrits.

Shureeken 30/05/2014 21:58



Merci pour ce commentaire.


Peut-être est-il un des déclencheurs qui m'incite à reprendre le clavier et continuer mes articles. 


A bientôt. 



je pence 22/03/2013 13:57


Je pence que ceci et une carte non pas de verseau mes de civilisation crée pas une
civilisation d un autre monde qui regarde l' l'évolution sur notre planète puis elle c est arrêté ou alors il en na d autre ,ceci et un pays avec des tribu reste a savoir les quelle et qui la
réellement crée 

jolie russe Cannes 23/01/2013 08:29


Bon ! Hé bien ! ça reste un mystère jusqu'à nos jours ! Je te serai reconnaissante si tu publiais un autre article sur le triangle des Bermudes :)

Shureeken 30/05/2014 22:38



Eh oui, encore une énigme qui va faire couler beaucoup d'encre.


Bonne idée pour le traingle des Bermudes. Vu que je reprends mon blog, je vais mettre cette idée dans mes publications futures...



luc merandon 02/10/2010 09:57



 


Bonjour


Je viens de terminer l’écriture et la correction de mon premier roman, « Les Portes de
Nazca ».


 


À travers ce récit, je propose au lecteur, une des issues possibles de l’avenir de notre civilisation, à partir
d’une vieille énigme du passé : les lignes de Nazca au Pérou, jusqu’à un rebondissement encore inédit, à ma connaissance, dans ce genre littéraire.


 


Je pense avoir réussi à mêler une aventure humaine teintée d’anticipation, à la quête des origines de l’un des
personnages dans le passé trouble d’un pays voisin, le Chili. Le suspens et le rythme sont maintenus tout au long du roman, notamment grâce à des allers et retours temporels, passés et
futurs.


Je vous invite à vous promener sur mon site pour en savoir un peu plus, en attendant la sortie du roman aux Editions
des deus encres.


Bien à vous, et bravo pour votre magnifique blog,


Luc